Mandats et structures de l'AEN


Groupe d’experts ad hoc sur le rôle et l’économie de la cogénération nucléaire dans un avenir énergétique bas carbone (COGEN)

Président(s) : Frederic JASSERAND, France
Secrétaire :  Henri PAILLERE
(henri.paillere@oecd-nea.org)
Vice-Président(s) : Ramesh SADHANKAR, Canada
Membre(s) :Tous les pays membres de l'AEN
Participant(s) à part entière : Commission européenne
En vertu des Statuts de l'AEN
Observateur(s)(Organisation Internationale) : Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)
Par accord
Date de création :01 juin 2015
Fin de mandat :31 décembre 2019

Mandat (Document(s) de référence) :

Mandat (Extrait) :

Extrait du document [NEA/NDC(2015)2]

(traduction non officielle)

CONTEXTE

En avril 2013, l’AEN et l’AIEA ont organisé un atelier sur l’évaluation technique et économique des applications non électrogènes de l’énergie nucléaire. Cet atelier abordait les thèmes suivants : chauffage urbain, dessalement de l’eau de mer, applications à haute température (chaleur industrielle et production d’hydrogène), systèmes hybrides combinant l’électricité nucléaire et les technologies renouvelables, modélisation économique. À la suite de cet atelier, le NDC a soutenu une activité visant à développer une méthodologie normalisée plus performante d’évaluation de l’économie de la cogénération nucléaire.

OBJECTIFS ET CHAMP D’APPLICATION DE L’ÉTUDE

Même s’il a déjà été prouvé qu’on peut déployer des applications non électrogènes de l’énergie nucléaire à l’échelle industrielle, en particulier dans le domaine du chauffage urbain, il n’existe pas, pour le moment, de méthodologie d’évaluation économique claire qui permette d’étudier tous les arguments en faveur de la poursuite du développement de ces applications. De plus, les exemples passés et actuels ne permettent parfois que difficilement d’identifier les avantages incontestables de ces projets pour l’exploitant de la centrale nucléaire, pour l’utilisateur final du produit non électrique (généralement, la chaleur) fourni par la centrale, et pour la collectivité dans son ensemble. En effet, dans certains cas, les applications non électrogènes s’inscrivent dans des plans d’infrastructure décidés par l’administration centrale sans prise en compte de la rentabilité des projets. Qui plus est, s’il existe généralement un prix du marché bien établi pour l’électricité acheminée jusqu’aux clients, le prix de la chaleur, lui, ne reflète pas toujours correctement les coûts de production et de distribution. Comme il n’existe pas de méthodologie d’évaluation économique bien définie, il est difficile de dresser la liste de tous les arguments en faveur des applications non électrogènes de l’énergie nucléaire.

Il est proposé, dans le cadre de cette étude, de combler les lacunes méthodologiques en mettant au point une approche destinée à faciliter l’évaluation des coûts et des avantages de la commercialisation de produits autres que l’électricité. Il est suggéré d’élaborer une méthodologie générique, applicable à tout type de procédé de cogénération, ainsi qu’à toute filière de réacteur nucléaire (réacteurs à eau, réacteurs à haute température, réacteurs refroidis par du métal liquide, petits réacteurs modulaires, etc.). Il serait  possible d’appliquer cette méthodologie à différentes combinaisons de filières de réacteurs et d’applications (par exemple, réacteur à haute température et production d’hydrogène, ou petit réacteur modulaire et dessalement, etc.) afin de constituer un ensemble d’études de cas théoriques.