NEA/COM(2012)5
Paris/Vienne, le 26 juillet 2012
English

DES APPROVISIONNEMENTS MONDIAUX EN URANIUM ASSURÉS À LONG TERME

Des ressources et une production d’uranium en hausse et la sécurité d’approvisionnement assurée à long terme, voilà ce qu’indique un nouveau rapport que viennent de publier l’Agence de l’OCDE pour l’énergie nucléaire (AEN) et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

L’ouvrage intitulé Uranium 2011 : Ressources, production et demande 1, connu sous le nom de Livre rouge, constate une hausse de 12,5 % des ressources totales identifiées depuis 2008. Cependant, les coûts de production ont également augmenté, de sorte que les ressources classées dans les catégories à faible coût s’en trouvent réduites. Ces chiffres, qui décrivent la situation au 1er janvier 2011, signifient que ces ressources identifiées sont suffisantes pour plus d’un siècle d’approvisionnement en fonction des besoins actuels.

La production des mines d’uranium a progressé de plus de 25 % entre 2008 et 2010, et cela principalement grâce à l’intensification des activités minières au Kazakhstan, aujourd’hui premier producteur mondial. Cette augmentation de la base de ressources résulte d’une hausse de 22 % des dépenses de prospection et de développement minier entre 2008 et 2010, date à laquelle elles ont atteint USD 2 milliards.

La demande en uranium devrait continuer à croître dans le futur prévisible. Bien que l’accident nucléaire de Fukushima Daiichi ait affecté les projets et politiques nucléaires dans certains pays, le nucléaire demeure un élément clé du bouquet énergétique mondial. Plusieurs États planifient la construction de nouvelles centrales électronucléaires, la plus forte croissance étant attendue en Chine, en Fédération de Russie, en Inde et en République de Corée. Il reste toutefois à déterminer le rythme et l’importance de la croissance de la puissance installée ailleurs.

D’ici 2035 et d’après le Secrétariat commun AEN-AIEA, la capacité de production d’électricité d’origine nucléaire mondiale devrait passer de 375 GWe net (fin 2010) à 540 GWe net, dans l’hypothèse basse, et 746 GWe, dans l’hypothèse haute, soit une augmentation comprise entre 44 % et 99 %. Par conséquent, les besoins annuels mondiaux en uranium des centrales nucléaires devraient progresser de 63 875 tonnes d’uranium métal (tU) à la fin de 2010 à un chiffre situé entre 98 000 tU et 136 000 tU en 2035. La base de ressources actuellement identifiée est donc plus que suffisante pour répondre à la demande dans l’hypothèse haute jusqu’en 2035 et dans le futur prévisible.

Malgré cette abondance de ressources, il faudra, pour satisfaire la demande projetée, investir en temps opportun dans des installations de production, étant donné les longs délais (de l’ordre d’une dizaine d’années, voire plus, dans la majorité des pays producteurs) nécessaires pour développer les installations où les ressources identifiées seront transformées en uranium prêt pour la fabrication de combustible nucléaire.

La production d’uranium étant appelée à s’étendre à de nouveaux pays, on s’efforce de développer des opérations transparentes et bien réglementées, sur le modèle de celles mises en œuvre dans d’autres pays, afin de réduire au minimum les impacts potentiels locaux sur l’environnement et la santé. Bien que ces aspects ne soient pas l’objet principal de cette étude, une mise à jour sur les aspects environnementaux du cycle de production de l’uranium, figure dans les contributions nationales de cette édition.

Dans cette étude, l’offre et la demande d’uranium sont examinées sous le prisme des technologies électronucléaires employées actuellement. Le déploiement des réacteurs et cycles du combustible avancés peut aussi avoir des effets positifs sur la disponibilité à long terme de l’uranium puisque, en théorie, il pourrait prolonger de plusieurs milliers d’années la base des ressources identifiées aujourd’hui.

Ce sont là quelques-unes des conclusions du rapport qui vient de paraître : Uranium 2011 : Ressources, production et demande, une étude menée en commun par l’OCDE/AEN et l’AIEA, en collaboration avec leurs pays membres. Il s’agit de la 24e édition de ce bilan périodique (tous les deux ans) publié depuis le milieu des années 60.

Uranium 2011: Resources, Production and Demand
Rapport établi conjointement par l’Agence de l’OCDE pour
l’énergie nucléaire et l’Agence internationale de l’énergie atomique
OCDE, Paris, 2012 – ISBN 978-92-64-17803-8
€ 140, US$ 196, £ 126, ¥ 18 200
Commander en ligne

1. Publiée en anglais seulement, la synthèse est disponible en français.


Contacts presse :

Mme. Cynthia Gannon-Picot
Chef par intérim, Relations extérieures et relations publiques
Agence de l’OCDE pour l’énergie nucléaire (AEN)
Tél. : +33 (0)1 45 24 10 10
E-mail : press@oecd-nea.org
Site internet : www.oecd-nea.org
Twitter: @OECD_NEA
M. Greg Webb
Attaché, Division de l’information du public
Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)
Tél. : +43 1 2600 22047
E-mail : g.webb@iaea.org
Site internet : www.iaea.org
Twitter: @iaeaorg

L’AEN réunit 30 pays membres de l’OCDE. Sa mission consiste à aider ses pays membres à maintenir et à approfondir, par l’intermédiaire de la coopération internationale, les bases scientifiques, technologiques et juridiques indispensables à une utilisation sûre, respectueuse de l’environnement et économique de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques.