L'AEN évalue les questions de sûreté
et les besoins de recherche visant les réacteurs nucléaires
de l'avenir
Des concepteurs, dirigeants de compagnies
d'électricité, autorités de sûreté
et chercheurs appartenant à 18 pays et 4 organisations
internationales se sont réunis à Paris du 18 au
20 février 2002 afin de cerner les problèmes de
sûreté qui revêtent de l'importance pour
les réacteurs nucléaires de type avancé,
d'esquisser des orientations possibles en vue de les résoudre
et de définir les travaux de recherche nécessaires
à cet égard.
Organisée par l'Agence de l'OCDE pour l'énergie
nucléaire (AEN) avec le co-patronage de l'Agence internationale
de l'énergie atomique (AIEA) et en collaboration avec
la Commission européenne (CE), cette réunion a
rassemblé un large éventail de parties prenantes
éventuelles à la mise au point et à l'introduction
de telles centrales nucléaires de type avancé.
Les participants ont été unanimes à reconnaître
la nécessité de continuer à mettre en uvre
le principe de la défense en profondeur dans la conception
et l'examen des modèles avancés de réacteurs.
Cependant, des propositions ont été formulées
en vue de compléter la démarche classique par
des analyses fondées sur une prise en compte des risques.
Les questions de sûreté à envisager ont
été débattues dans le cas des modèles
avancés de réacteurs à eau, de réacteurs
refroidis par gaz et de réacteurs refroidis par métal
liquide. Les voies possibles permettant de résoudre les
problèmes identifiés tiendront compte de la relance
des programmes électronucléaires dans certains
pays Membres et de la nécessité de maintenir ouverte
l'option nucléaire. Le rôle de la coopération
internationale a été souligné dans le domaine
de la recherche sur la sûreté, de même qu'en
matière de préservation des connaissances et des
qualifications.
De nombreux pays estiment que l'énergie nucléaire
doit demeurer ou devenir un élément indissociable
de leur panoplie énergétique afin de satisfaire
les besoins présents et futurs d'approvisionnements énergétiques,
ainsi que de contribuer à la sécurité énergétique
et à l'atténuation du changement climatique.
On s'attend à ce que les nouveaux modèles de
réacteurs et les cycles du combustible nucléaire
qui leur sont associés présenteront un plus haut
niveau de sûreté par rapport aux modèles
actuels, optimiseront l'utilisation des ressources, minimiseront
la production de déchets, offriront une forte résistance
au détournement de matières nucléaires
susceptibles d'être utilisées dans des armes, et
seront économiquement concurrentiels par rapport aux
autres sources d'énergie électrique. En plus de
produire de l'électricité, les futurs systèmes
d'énergie nucléaire pourront servir à produire
de la chaleur industrielle, de l'hydrogène et de l'eau
dessalée. Ces applications constitueront des éléments
très importants dans l'économie de demain.
Plusieurs pays ont entrepris des discussions internationales
de vaste portée associant les gouvernements, l'industrie
et les milieux de la recherche à la mise au point des
systèmes d'énergie nucléaire de la prochaine
génération. Par exemple, le Forum international
Génération IV lancé par le Ministère
de l'énergie (Department of Energy) des États-Unis,
bénéficie maintenant de la participation de dix
pays. Les conclusions de cette réunion contribueront
à faire progresser la coopération internationale
dans le cadre de cette initiative à laquelle participe
l'AEN. L'AIEA, qui prend part aux travaux relatifs à
la Génération IV, patronne également le
Projet international sur les réacteurs nucléaires
et les cycles du combustible nucléaire innovants (INPRO).
Contacts avec la presse
Mme. Cynthia Gannon-Picot
Chef par intérim, Relations extérieures et relations publiques
Agence de l’OCDE pour l’énergie nucléaire (AEN)
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