AMÉLIORER
LA SÛRETÉ DU CYCLE DU COMBUSTIBLE NUCLÉAIRE
Près
de 400 participants venus du monde entier se sont réunis à
Tokyo, Japon du 29 au 31 mai sous les auspices de l'Agence pour
l'énergie nucléaire (AEN) afin de procéder à
des débats et des échanges d'informations sur les questions
techniques et réglementaires ayant trait à la sûreté
du cycle du combustible nucléaire. Ce séminaire s'est
tenu à l'invitation de l'Agence pour la science et la technologie
(STA) et de la Commission de la sûreté nucléaire
(NSC) du Japon, et l'AEN est très reconnaissante de tous leurs
efforts et de ceux de toutes les organisations japonaises qui ont contribué
au succès de la réunion.
Les
séances de travail ont eu pour thèmes les aspects
liés à la criticité, la sûreté
et la réglementation des installations ainsi que les
questions de planification, de préparation et de gestion
pour les situations d'urgence.
Les
enseignements tirés de l'expérience en matière
d'exploitation ont fourni une base pertinente aux échanges
de vues. Les connaissances acquises à la suite de l'accident
survenu dans l'installation de la société JCO
en septembre 1999 ont offert aux participants des éléments
fondamentaux sur la manière d'améliorer la sûreté
au niveau du cycle du combustible nucléaire.
Le
séminaire a notamment permis de dégager les
principales conclusions suivantes :
Les
pays disposent de programmes bien établis, relativement
éprouvés et efficaces afin de protéger
les travailleurs et le public contre les accidents survenant
dans les installations liées au cycle du combustible
nucléaire. De nombreux pays ont procédé
à des révisions de ces programmes depuis l'accident
survenu dans l'usine de la JCO à Tokai-mura. Aucune
anomalie importante n'a été relevée,
encore que certains domaines appelant des améliorations
aient été cernés.
On
s'est accordé à reconnaître que l'événement
survenu à Tokai-mura était une anomalie. Les
méthodes adoptées par les pays Membres dans
la réglementation des installations liées au
cycle du combustible en vue de réduire les risques
sur le plan de la sûreté-criticité sont
très semblables. La prise en compte des facteurs humains
et la nécessité de dispositifs de sécurité
passive revêtent une très grande importance.
Il
est nécessaire d'avoir une culture de sûreté
solide pour maintenir la sûreté des installations
et empêcher les accidents. Il s'agit notamment de reconnaître
que les incidents de criticité, certes hautement improbables,
peuvent se produire.
Il
a été reconnu que le maintien des compétences
des opérateurs, des dirigeants et des autorités
de sûreté constitue un défi non seulement
dans le cas des installations liées au cycle du combustible,
mais pour l'ensemble de l'industrie nucléaire.
Les
enseignements tirés des exercices internationaux d'application
des plans d'urgence sont très importants pour la planification
et la préparation.
Des
travaux de recherches complémentaires visant à
améliorer la technologie de dosimétrie sont
requis, et une analyse rapide des types d'exposition aux rayonnements
est nécessaire.
Des
incendies, des explosions ou des accidents de criticité
se propageant rapidement posent de réels problèmes
de communication et d'organisation. Les autorités nationales
et locales devraient être préparées à
faire face à de tels accidents de même qu'à
de plus importants dans des centrales nucléaires.
Un
appui vigoureux est apporté aux efforts en cours en
vue de mettre en place un système d'échange
d'informations analogue à celui utilisé pour
le passage à l'an 2000, dans les meilleurs délais
possibles. Un tel système améliorera l'échange
international d'informations entre experts concernant les
incidents survenus dans des installations nucléaires
et leur permettra d'en évaluer rapidement les conséquences
éventuelles.
La
co-présidence du séminaire a été assurée
par M. K. Uematsu, ancien Directeur général
de l'AEN, et M. W. Travers, Directeur exécutif
chargé des opérations à l'USNRC. M. Kanagawa,
Commissionnaire à la Commission de la sûreté
nucléaire du Japon et M. Echávarri, Directeur
général de l'AEN ont formulé des observations
générales au cours du séminaire.
Le
compte rendu du séminaire sera publié le 31 janvier
2001.Commander
en ligne.
Contact
avec la presse :
M. Serge Gas
Chef, Relations extérieures et relations publiques
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