L’Industrie Nucleaire Renforce Ses Preparatifs Pour le Passage a L'An
2000
Une réunion de travail internationale
qui vient de se tenir à Ottawa (Canada), du 8 au 10 février
1999, a conclu qu’il est important de poursuivre la mise au point de plans
d’action, tant à l’échelle nationale qu’internationale,
pour faire face aux conséquences éventuelles que le "passage
à l’an 2000" pourrait entraîner pour la sûreté
d’exploitation des installations nucléaires.
Cette réunion était organisée
par l’Agence de l’OCDE pour l’énergie nucléaire (AEN) de
l’Organisation de coopération et de développement économiques
(OCDE), et parrainée par l’organisme de réglementation nucléaire
du Canada : la Commission de contrôle de l’énergie atomique
(CCEA).
Quatre-vingt participants en provenance
de quelque vingt pays ont participé aux discussions. La présence
de plusieurs pays d’Europe centrale et orientale a permis de préciser
les travaux en cours dans ces pays pour la préparation au "passage
à l’an 2000". Cette réunion, à laquelle ont
pris part des responsables de la réglementation et des exploitants
du secteur nucléaire, des représentants gouvernementaux
et des spécialistes en logiciels, a marqué une étape
importante dans les efforts en cours pour assurer la poursuite de l’exploitation
des installations nucléaires à l’échelle mondiale
dans des conditions de sûreté et de fiabilité.
A la lumière de l’examen de l’état
d’avancement des programmes consacrés au passage à l’an
2000, les participants se sont accordés à reconnaître
que, depuis plusieurs années, les problèmes susceptibles
de se poser dans ce domaine sont traités de façon logique
et complète et on s’attend à ce que les installations nucléaires
soient "compatibles-an 2000" d’ici le milieu de 1999. Ce consensus
s’appuie, entre autres, sur le fait que les méthodes utilisées
(par exemple, l’inventaire des composants, les évaluations et les
analyses, les essais et les vérifications, etc.) sont dans une
large mesure communes à tous les pays. Cependant, les exploitants
du secteur nucléaire et les responsables de la réglementation
doivent continuer à faire preuve de vigilance afin d’établir
la confiance dans le fait que l’on est prêt au passage à
l’an 2000. En particulier, les experts ont souligné la nécessité
de donner priorité à la gestion des aléas externes
aux réseaux électriques, aux systèmes de communication
et autres préoccupations semblables.
A l’initiative de la Commission de la
réglementation nucléaire des Etats-Unis, le Comité
des activités nucléaires réglementaires (CANR) de
l’AEN organisera un exercice international destiné à contribuer
à une bonne préparation au passage à l’an 2000 à
l’échelle mondiale. Cet exercice offrira une occasion unique de
coordonner la planification, la communication et l’adéquation des
systèmes applicables aux centrales nucléaires.
La réunion est un élément
important du plan d’action global élaboré par le CANR et
visant à aider ses pays Membres à régler le passage
à l’an 2000. Le CANR est un comité international composé
des principaux représentants des organismes nationaux de réglementation
nucléaire ; ceux-ci se rencontrent régulièrement
pour échanger des renseignements et des expériences. Le
CANR a créé un réseau des coordonnateurs nationaux
du passage à l’an 2000, afin de faciliter l’échange
d’informations sur la mise à l’essai de la conformité et
sur les mesures prises par les pays Membres. Il a aussi créé
une « boîte aux lettres » électronique pour permettre
aux pays Membres d’échanger des renseignements à jour sur
les problèmes qui pourraient survenir. Enfin, l’AEN a établi
un lien direct avec l’Agence internationale de l’énergie atomique
(AIEA) pour mettre les renseignements à la disposition des pays
non membres.
L’AEN est un organisme technique semi-autonome
de l’OCDE. Elle a pour objectif de contribuer au développement
de l’énergie nucléaire en tant que source d’énergie
sûre, économique et acceptable pour l’environnement et ce,
en favorisant la collaboration entre ses 27 pays Membres situés
en Europe, en Amérique et dans la région Asie-Pacifique.