L'AGENCE POUR L'ÉNERGIE NUCLÉAIRE TESTE
AVEC SUCCÈS
UN SYSTEME INTERNATIONAL D’ALERTE AVANCÉE
POUR LE BOGUE DU MILLÉNAIRE
Un Système international d’alerte
avancée destiné à faciliter la planification en cas
d’imprévu pour les centrales nucléaires au cours du passage
à l’an 2000 a été testé avec succès
le 15 octobre dernier par l’Agence de l’OCDE pour l’énergie
nucléaire (AEN). Ce test international a été mené
en coordination avec un autre exercice exécuté par la Commission
de la réglementation nucléaire des États-Unis (USNRC).
Cet exercice a démontré la capacité du système
à extraire des informations au plan international concernant l’état
des centrales nucléaires. Treize pays y ont pris part en fournissant
des échantillons de recueils de données pendant l’exercice.
Le problème du passage à
l’an 2000 concerne les éventuelles difficultés liées
à cette date, qui sont susceptibles de se poser pour les ordinateurs.
L’utilisation de systèmes informatiques interconnectés et
la dépendance à l’égard de systèmes enfouis
comportant des circuits intégrés et différents types
de logiciels, s’est développée au point qu’aujourd’hui ils
se rencontrent dans la quasi-totalité des appareils électroniques
utilisés à domicile et au bureau. Dans le monde entier,
les gouvernements, les autorités de sûreté et l’industrie
se préoccupent de ce problème. À l’intérieur
du secteur de l’énergie électrique, ces circuits intégrés
se trouvent dans les systèmes de transport et de distribution d’électricité,
les systèmes de communications, les systèmes de données,
ainsi que les équipements et composants des centrales électriques,
y compris des centrales nucléaires.
Le Système d’alerte avancée
est conçu sous la forme d’un système sûr et exclusif
de communications fondé sur l’Internet qui permettra de transmettre
rapidement des informations sur l’état de fonctionnement des installations
nucléaires, la stabilité du réseau local et les télécommunications
au cours de la période du passage à l’an 2000. L’AEN
a invité les autorités de sûreté et les exploitants
nucléaires du monde entier à participer à ce Système.
Il s’agit d’un service gratuit. La participation au Système est
volontaire et ouverte à tous les pays qui consentent à se
conformer à ses modalités d’emploi. Pour des raisons de
sécurité, l’accès au Système est limité
aux participants qui en font la demande officielle et ont un motif valable
d’y prendre part.
Le Système d’alerte avancée
n’est pas un système de notification d’urgence. Il fournit des
informations presque en temps réel sur l’état de fonctionnement
des installations nucléaires dans les pays Membres et non-membres
de l’AEN. Contrairement à d’autres systèmes de notification,
il comporte des dispositions permettant de notifier l’absence d’effets
du passage à l’an 2000 aussi bien que les problèmes
effectifs. En outre, le seuil de notification est inférieur à
celui des systèmes existants de notification en cas d’urgence et
ne se limite pas à des événements ayant des conséquences
radiologiques.
Vingt-cinq pays, s’agissant aussi
bien de pays Membres que non-membres de l’AEN, ont désigné
plus de 200 correspondants chargés de participer. À
l’heure actuelle, le Système bénéficie de la participation
des pays et organismes suivants : Allemagne, Autriche, Belgique,
Canada, Corée (République de), Danemark, Espagne, États-Unis
d’Amérique, Finlande, France, Hongrie, Irlande, Israël, Italie,
Japon, Mexique, Norvège, Pays-Bas, Portugal, République
tchèque, Royaume-Uni, Suède, Suisse, Taipei chinois, Turquie,
Agence internationale de l’énergie et Agence de l'OCDE pour l’énergie
nucléaire.
À la suite de l’intégration
de nouvelles améliorations apportées sur la base des résultats
de l’exercice, le Système sera prêt à fonctionner
au cours du passage à l’an 2000. Pour plus d’informations
concernant le Système, prière de contacter Barry Kaufer
(barry.kaufer@oecd.org) ou
Clarence Breskovic (cpb@nrc.gov).
Contact presse : Jacques de la Ferté -
Tél. : 33 (0)1 4524 1010 - Télécopie :
33 (0)1 4524 1110